scopieInfiltrations rachidiennes
Les douleurs rachidiennes sont très fréquentes. Leurs causes sont très diverses et dans bien des cas, il est difficile d’y rattacher une origine. Les infiltrations radioguidées ou scannoguidées de Xylocaïne et de corticoïde peuvent dans ces cas constituer un test diagnostique, en permettant d’infiltrer un médicament au contact du nerf à l’origine de la douleur.
Le plus souvent, lorsque la cause est identifiée, les infiltrations peuvent également jouer un rôle et venir compléter le traitement médical comme dans la hernie discale.
Enfin, elles peuvent aussi intervenir pour permettre de minimiser un traitement par voie générale comme dans la spondylarthrite ankylosante ou pour assurer un traitement symptomatique palliatif dans l’arthrose interapophysaire postérieure par exemple.

Comment ça marche ?ct
Infiltration de cortisone : le médicament habituellement infiltré est un dérivé de la cortisone. La cortisone est une hormone naturelle, dotée d’excellentes propriétés anti-in-flammatoires et donc antalgiques. Contrairement aux anti-inflammatoires courants (dits « non-stéroïdiens » par opposition aux « stéroïdes » qui sont les dérivés de la cortisone) deviennent rapidement dangereux si on dépasse la dose maximale, le peu de toxicité de la cortisone, permet d’augmenter la dose selon les besoins. Il n’y a pas d’accidents digestifs avec la cortisone. Elle est autorisée pendant la grossesse.

Pendant l’examen
vous êtes couché sur le ventre . Après désinfection cutanée soigneuse et une anesthésie locale, le médecin prend ses repères sous contrôle radiographique et vous prévient avant de piquer. Cette piqûre dure le plus souvent moins de deux minutes, toujours sous contrôle précis par radioscopie.

La durée de l’examen
varie selon la région infiltrée mais dure le plus souvent moins de 10 minutes.

Pendant l’examen
le médecin réalise plusieurs images qui seront imprimées sur un livret et joint au compte rendu qu’il dictera après votre examen pour confirmer le bon déroulement de la procédure.

Est-ce dangereux ?
La dose d’irradiation délivrée pendant la procédure est minime. Une réaction douloureuse survient parfois après l’infiltration. Elle est d’intensité très variable. Elle peut être sévère, ce qui ne laisse en rien préjuger de l’efficacité de l’infiltration à long terme. Elle passe dans la grande majorité des cas dans les 72 heures.
La seule réaction plus embêtante est l’infection qui reste exceptionnelle lorsque les procédures d’asepsie sont rigoureuses. Elle survient dans les deux semaines suivant la piqûre et se manifeste par de la fièvre, un gonflement et une chaleur de l’articulation infiltrée. Il faut alors consulter sans hésiter le médecin qui a pratiqué l’infiltration ou votre médecin prescripteur. Dans tous les cas, les complications infectieuses restent exceptionnelles. De surcroît, les traitements médicamenteux prolongés qu’elles remplacent sont sans doute plus dangereux, par leurs accidents digestifs, leur toxicité pour tout l’organisme.

En cas d’infiltration de cortisone
Il n’y a pas d’accidents digestifs avec la cortisone. Elle est autorisée pendant la grossesse. Par contre, dans de rares cas, elle peut révéler un diabète latent ou déséquilibrer un diabète existant. Mais ce n’est pas elle qui déclenche le diabète, il se serait déclencher tôt ou tard. De plus, même lorsque le diabète est connu, si il est bien équilibré par le traitement, la cortisone peut être utilisée. Le déséquilibre sera transitoire, sur 1 semaine, sans incidence sur une maladie dont les complications sont à long terme. Enfin les effets à long terme de la cortisone, notamment la déminéralisation ne concernent pas les infiltrations qui sont un traitement de courte durée.